Abbeville, un patrimoine caché

Voici nos recherches sur le thème de notre journal: ABBEVILLE, UN PATRIMOINE CACHE

 

M. Gérard Devisme nous a apporté son aide pour découvrir les secrets de notre ville. 

Écrivain, directeur d'école honoraire, ancien élu, pour le concours scolaire du meilleur petit journal du patrimoine 2011, sur le thème « Patrimoine caché »

 

 

 

 

La surprenante légende du lézard de St Vulfran à Abbeville.


 

L'église Saint Vulfran d'Abbeville est la plus belle de la ville car c'est une collègiale du style gothique, presque une cathédrale. Elle fut bâtie à la fin du 15ème siècle et fut terminée au début du 16ème siècle. Le patrimoine caché de ce sanctuaire, c'est le fameux lézard dont la carcasse fut attachée sur un mur de cette collégiale. Peut-etre y est-il encore? Croisez cette légende qui a peut-être un ou des passages de vérité et peut-être que vous le découvrirez à l'intérieur, bien sûr, ou qu'on vous montrera l'endroit.

D'après la 1ère légende, ce petit crocodile que certains voyaient gros, se tenait dans le clocher de St Vulfran et allait déterrer nuitamment les corps dans le cimetière voisin St Nicolas, afin de se nourrir. On a aussi entendu parler d'un énorme lézard dont la dépouille, accrochée à gauche en entrant, ressuscitait chaque nuit et allait dévorer les cierges allumés par les fidèles pour implorer une grâce auprés de leur saint favori.

On a même prétendu que cet animal avait été capturé pendant le creusement des fondations de l'Eglise vers la fin du 15è et qqu'il mesurait près de deux mètres de long. Il était cloué la te en l'air et la position d'un animal grimpant. Un boucher de Saint Vulfran, constatait chaque matin la disparition de quelques beaux morceaux de viande découpés sur ses étales, bien que la boutique fût fermée à clés. Le soir, notre homme se remet en embuscade, entend aux heures les plus noires, comme un glissement furtif, mais dans l'obscurité, il ne voit rien. Le lendemain, le plus beau morceau de viande avait disparu. Le soir venu, notre homme se remet en embuscade mais cette fois, il se munit d'une lampe torche. Les bruits déjà entendus la veille se renouvellent. Découvrant alors sa lanterne, le boucher voit un animal aux mâchoires pointues, à longue queue, se tortillantrapidement, qui s'échappe avec le morceau de viande, par le trou du ruisseau qui servait à égoutter le sang de l'abattoir. Revenu de sa stupeur, le boucher, sort dans la rue et suit prudemment l'animal qui l'entraîne jusqu'au cimetière près de l'église. Là, devant ses yeux exorbités, l'homme voit une pierre tombale se soulever lentement et l' animal qui se glisse dans la tombe. Approchant sa lanterne pour lire l'inscription, notre boucher ne découvre qu'une tombe banale. Dès le lendemain, encore pâle et tremblant, il fit part de sa dévouverte au doyen du chapitre et aux magistrats municipaux. De nos jours, ce récit eut fait douter de l'équilibre mental de ce malheureux boucher.

Alors, on décida d'ouvrir la tombe et l'on découvrit un énorme lézard et un énorme crapaud qui rongeaient les restes d'une belle pièce de boeuf. Etonnés, les deux animaux cherchent à fuir, mais ils sont bien vite rattrappés et occis. Le crapaud rendit le dernier soupir sur le corps du lézard mourant. On s'expliqua alors la merveille: le crapaud en se gonflant, soulevait la pierre pour donner passage au lézard, chargé du ravitaillment en vivres.

Seule, la peau du lézard fut conservée et fixée au mur de l'église, afin de perpétuer le souvenir de cette aventure extaœ ordinaire. Certains se souviennent avoir vu ce lézard attaché plus haut dans l'église, non loin de la chapelle Notre Dame de Lorette. D'autres encore affirment que ce n'était pas un lézard qui était attaché en cet endroit, mais un ex-voto offert par les marins abbevillois, en l'occurence deux petits navires tout gréés, offerts par eux. Ce sont out de même deux choses différentes. Alors que chacun cherche sa vérité et découvre cette réplique, si elle n'a été détachée et détruite!

 

 

 

 

 La terrible bête Cantereine au XII éme siècle à Abbeville

 


Une rue d'Abbeville est appelée rue Canteraine; elle est située entre chaussée d'hocquet et le boulevard de la république, 2 rues qu'elle relie perpendiculairement.

Pourquoi l'a-t-on appelée ainsi ? Il y a deux versions.

A vous de choisir celle qui vous semble la bonne. A l'origine, elle était un chemin de terre qui traversait une zone marécageuse arrosée par deux petites rivières: le Scardon et le Gifflet. A la belle saison, les gens de ce secteur du quartier Saint Jacques disaient: « on enten,d chez reines qui cantent » en parlant en picard: chez reines= les reinettes et qui cantent = qui chantent. Les rainettes ce sont ces grenouilles vertes qui vivent bien dans les marais, près des eaux. C'est la 1ére version . La deuxième version est historique. C'est l'histoire de celui qu'on appelait la bête canteraine au XII éme siécle à Abbeville et dans le Ponthieu. C'était le comte de Saint-Pol, Hugues du Camp d'Avesnes. IL se distingua malheureusement par sa cruauté: incendies, meurtres en grand nombre, etc ....

Le roi Louis le gros s'apprêtait à servir contre lui, lorsqu'il demanda le pardon au pape, qui lui demanda de fonder un monastère, ce qu'il fit en créant l'abbaye de Cecamps (en Artois). La légende prétend que cela ne suffit pas à apaiser Dieu, car il fut condamné à visiter longtemps les lieux qu'il avait désolés. On le voyait pendant la nuit, chargé de chaînes et transformé en loup, parcourir les rues en poussant d'affreux hurlements; Et c'est dit-on, ce fantôme qu'à une époque on désignait à Abbeville sous le nom de la bête Cantereine. Etait-il devenu fou ou bien, les gens qui ont raconté cette histoire, des abbevillois dit-on étaient trop crédules comme c'était souvent les cas au Moyen Age et même dans des temps plus récents.

Quoi q'il en soit, il vaut peut être mieux se promener dans cette rue Cantereine par un soir doux d'avril ou du début mai, afin de vérifier si les rainettes y chantent, car c'est l'époque des amours, de la ponte des oeufs et de la naissance des tétards ou bébés grenouilles. IL n'est pas certain qu'elles répondent à votre attente car ce lieu a été asséché et qu'il n'a plus de rivières. Elles ont été détournées et il ne reste plus que le fossé du Gifflet, la plupart du temps à sec. Bon courage pour prouver quelle est la bonne des 2 versions.

 

 

 

 

Le lieu « Banc de l'hôpital » boulevard Vauban à Abbeville



Cet hoôpoital, c'est ancien hôpital général devenu hospice et donnant sur la rue Dumont, souvent en belle saison, les vieillards de l'hospice viennent s'asseoir sur un banc posé contre le muret surmonté d'une grille et se divertissent à observer la circulation sur le boulevard ou la foire de la Madelaine en juillet. Sur la grille a été apposée une plaque qui indique: « En ce lieu dit « banc de l'hôpital, Boucher de Perthes découvrit le 3 juillet 1844 la 1ére hache paléolithique. Avec la collaboration de la société d'Enuelation, il établit alors la preuve de l'existence de l'homme antédiluvien, fondant ainsi la Préhistoire ». IL n'est pas étonnant qu'il ait trouvé cette hache en cet endroit qui est en fond de vallée de la Somme, seulement à trois cent mètres du fleuve sachant que ces preuves hommes s'installérent à proximité des cours d'eau, on comprend pourquoi. L'archéologue français Jacques Boucher de Perthes était né à Rethel dans les Ardennes en 1788. Il est venu à Abbeville parce qu'il avait été nommé directeur des douanes en cette ville, face au port fluvial du quai de la Pointe. Ses découvertes lui valurent d'être reconnu comme l'un des pères de la préhistoire. Il a aussi écrit des essais, des poème et des nouvelles et bien entendu des ouvrages d'archéologies. Il est décédé en 1868.

 


 

 

L'énigmatique plaque avec inscriptions sur un mur du parc d'Emonville , place Clemenceau à Abbeville.


Il s'agit d'une plaque de marbre rectangulaire, apposée sur un mur de briques, au fond du parc d'Emonville environ à 60 m derrière le vieil hôtel d'Emonville qui abrite la bibliothèque municipale d'études et du patrimoine. Le texte gravé sur cette plaque, d'environ 4 ou 5 lignes est écrit en latin. Il est daté de 1884 et il est signé par E Prarond votre écrivain du XIX éme siècle, né en 1821 décédé en 1909, auteur de nombreux écrits, maire d'Abbeville et conseiller général de la Somme.

L'intérêt de cette plaque , c'est de savoir ce qui est écrit dessus. Pour ce faire, il faut demander de le traduire en langue française à un latiniste que l'on connaît ou à une personne diplômée, employée de la bibliothèque peut être le conservateur en chef de cet établissement.

 


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